Voitures électriques

J’ai retourné mon Hyundai à la station Roulez Électrique, bilan no 1

Je viens de terminer ma semaine à bord du Kona Electric Ultimate 2019, une bagnole de 50 000$, alors que j’ai l’habitude de rouler dans une petite Spark électrique d’occasion payée 17 000$ !


La différence avec ma Spark ?

La chose qui m’a le plus sauté aux yeux, c’est que le Kona absorbe très bien les trous et les bosses. Dans mon coin à Val-David, surtout sur la 117, les routes sont vraiment cabossées. Si je ne fais pas attention avec ma Spark, je vous dis que ça brasse et parfois même ça cogne dur. Avec le Kona, plus de souci à me faire. Et même quand je frappais un nid de poule, je sentais que le véhicule était capable d’en prendre.

Ensuite, au début de la semaine il a neigé et je peux vous dire que ce véhicule est vraiment fait pour la neige, beaucoup plus que ma Spark et même que ma Toyota Matrix. C’est pas compliqué, j’avais l’impression d’avoir un quatre roues motrices !

Et ma femme tient à vous dire qu’elle l’a adoré ! Elle avait l’impression d’être plus en sécurité. Je sais que la popularité des utilitaires tient beaucoup à cela, le fameux sentiment de sécurité. Moi ça n’a pas vraiment joué, je n’ai jamais peur en voiture !

 

 

L’autre grosse différence, c’est qu’on a tellement d’autonomie en Kona qu’on oublie qu’on roule dans une voiture électrique. Avec ma petite Spark, je suis toujours en train de vérifier le nombre de kilomètres restants et dès que je dois aller un peu loin, il faut que je me fasse des itinéraires en fonction des bornes de recharge.

Est-ce que ç’a été un soulagement pour moi ? C’est drôle à dire mais oui et non. On dirait que lorsqu’on possède un véhicule à faible autonomie, on a davantage la sensation d’être dans un véhicule électrique, un véhicule spécial.  En Spark, c’est… comment dire, moins facile, mais plus gratifiant.

Vous me suivez ? Je vous donne un exemple. Vous savez que j’aime le canot. Imaginez que je découvre un beau lac à explorer en canot et que je réussisse à en faire le tour complet en une journée avec ma femme en faisant des pauses de temps en temps. Le retour est un peu ardu, car il y a des vents de travers, mais je réussis à revenir au débarcadère et je suis fier de moi.

Je parle de ce lac magnifique à un ami et ce dernier décide lui aussi de visiter ce lac. Sauf que lui prend son gros bateau de 200 forces, paie 100$ pour le mettre à l’eau et fait le tour en moins d’une heure. Je le vois le lendemain. Il me dit qu’il a trouvé ça ordinaire…

Pourquoi ? Parce que ça a été trop facile. Vous comprenez ? Mais j’aime le Kona quand même ! (Rires!) Je l’adore même ! En fait, la grosse autonomie et la petite autonomie, c’est comme deux sortes de plaisir.

Le retour
La journée où j’ai dû retourner le véhicule à la station Roulez Électrique, il ne faisait pas bien beau. J’ai roulé de Val-David à Trois-Rivières d’une traite. J’avoue que c’est impressionnant d’avoir toute cette autonomie. Pour être pratique, c’est pratique ! Et quel confort ! Avec le système de son sophistiqué, le silence de roulement, les aides à la conduite, faire 200 kilomètres dans ce véhicule c’est comme faire une petite balade. C’est pas fatigant du tout, c’est même reposant !

      De retour à Trois-Rivières en Kona par la 40.

 

Arrivée à la station Roulez Électrique, rue des Volontaires.

 
Quand j’ai repris ma petite Spark, j’avais peur de ne plus l’aimer. J’avais peur de trouver mon VÉ insignifiant en comparaison avec le Kona. Eh bien non. Pas du tout. Quand j’ai repris ma Spark, j’étais content. C’était une autre sensation, mais une sensation agréable quand même. Rendu à Berthierville, j’avais presque plus d’électricité. J’ai fait un premier arrêt pour me recharger. La borne était libre. Youpi !
 

J’embarque dans ma Spark. Une dernière photo du Kona à travers mon pare-brise.

 

Vais-je m’acheter un Kona ?

Un fidèle lecteur, Denis Capes, m’a écrit suite à ma chronique précédente : «fais-toi donc plaisir Daniel, tu la mérites bien cette Kona !». C’est vrai que c’est une superbe voiture et que je pourrais décider tout de suite de vendre mes deux autos et de rouler en Kona Electric Ultimate.

Encore une fois, vous allez peut-être me trouver étrange, mais j’aime bien attendre, retarder le plaisir. J’aime être dans la situation du gars qui magasine son futur véhicule électrique, mais qui prend tout son temps.

Et puis je vais vous faire une confidence : j’aime faire ces chroniques et j’ai l’impression que la journée où je vais posséder une super voiture électrique, je n’aurais plus envie d’écrire bénévolement sur les voitures électriques. Dans la vie, quand on a ce qu’on veut, on passe souvent à autre chose.

Bref, tant que je vais essayer des voitures et regarder ce qui s’en vient tout en gardant ma Matrix à essence et ma Spark électrique, j’ai plus de chance de conserver ma passion pour les VÉs et le désir d’en parler.

Sans oublier que mes deux voitures fonctionnent bien. Pourquoi les changer ? Quand on se dit préoccupé par l’environnement, on ne change pas juste pour changer, on attend que ça soit nécessaire.

Alors en attendant, je continue à rêver !


 

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