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VÉ chinois au Canada : entre appel au boycott et promesse d’accessibilité, que faut-il en penser?

L’accord signé le 16 janvier 2026 entre le premier ministre Mark Carney et le président chinois Xi Jinping a déclenché une véritable tempête politique au Canada. D’un côté, le premier ministre de l’Ontario Doug Ford appelle les Canadiens à boycotter les véhicules électriques chinois. De l’autre, Ottawa promet des VÉ plus abordables pour les consommateurs. Décryptage d’un débat qui touche directement les Québécois intéressés par la mobilité électrique.

Les termes de l’accord

L’entente permet l’importation de 49 000 véhicules électriques chinois par année au Canada, avec un tarif douanier de 6,1% au lieu des 100% imposés depuis 2024. Ce quota représente environ 3% du marché automobile canadien total. En contrepartie, la Chine réduit ses tarifs sur le canola canadien de 84% à 15%, débloquant un marché de 4 milliards de dollars pour les agriculteurs des Prairies.

L’aspect le plus significatif pour les consommateurs : d’ici 2030, au moins 50% des véhicules importés dans le cadre de ce quota devront avoir un prix inférieur à 35 000 dollars canadiens. Une donnée importante quand on sait que le VÉ le moins cher actuellement offert au Canada se détaille autour de 40 000 dollars.

La position de Doug Ford

Le premier ministre ontarien n’a pas mâché ses mots lors d’une conférence de presse tenue le 21 janvier 2026 aux côtés des représentants de l’industrie automobile canadienne. Il a directement appelé les Canadiens à boycotter les VÉ chinois, arguant que cet accord met en péril l’industrie automobile ontarienne.

Flavio Volpe, président de l’Association des fabricants de pièces d’automobile du Canada, a souligné que les tarifs de 100% avaient été instaurés pour donner une chance aux investissements canadiens dans le secteur des VÉ. Lana Payne, présidente nationale d’Unifor, a qualifié l’accord de blessure auto-infligée pour une industrie déjà fragilisée par les tarifs américains de Donald Trump.

L’argumentaire du gouvernement fédéral

Le premier ministre Carney défend l’accord comme une opportunité pour l’Ontario et les travailleurs canadiens. Il affirme avoir eu des conversations directes avec des entreprises chinoises exprimant leur intérêt à produire des véhicules électriques abordables au Canada. Le gouvernement mise sur l’établissement éventuel d’usines d’assemblage chinoises sur le territoire canadien.

Ottawa soutient que le quota de 49 000 véhicules ne représente qu’un retour aux niveaux d’importation de 2023, avant l’imposition des tarifs. Le bureau du premier ministre précise que cette réintroduction contrôlée fournira une certitude aux manufacturiers domestiques.

Naviguer dans cette transition

Peu importe l’issue de ce débat politique, la transition vers l’électrique se poursuit au Québec. Pour les automobilistes qui souhaitent faire le saut maintenant ou préparer leur domicile pour un futur véhicule électrique, l’accompagnement d’experts demeure essentiel. Roulez Électrique offre des conseils personnalisés et des solutions de recharge adaptées aux besoins de chaque ménage québécois, permettant d’aborder sereinement cette nouvelle ère de la mobilité.

Références

Accord Canada–Chine et détails du quota

Réaction de Doug Ford et de l’industrie automobile

Impact sur les consommateurs et prix des véhicules

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