Voitures électriques

Est-ce facile de visiter les Maritimes avec un véhicule électrique ?

Depuis que je suis revenu de la Nouvelle-Écosse avec ma Bolt EUV, on me demande souvent si c’est facile de visiter les Maritimes avec un véhicule électrique. Avec la pandémie, on voyage moins en avion, on visite davantage le Québec et les provinces avoisinantes, dont bien sûr les Maritimes.

Et puis, comme de nombreuses personnes envisagent l’achat d’un VÉ comme prochain véhicule, on se questionne. Eh bien, sachez que j’ai préparé mon voyage en Nouvelle-Écosse avec l’idée que j’allais le faire avec ma petite Spark électrique. J’ai changé d’idée à la dernière minute, car j’ai reçu ma Bolt EUV plus rapidement que prévu. Ainsi, il va de soi que si j’étais prêt à faire ce voyage avec un VÉ possédant 120 km d’autonomie, c’est sûr que de le faire avec un VÉ possédant 400 km d’autonomie ne pose aucun problème !

Que vous alliez au Nouveau-Brunswick, à l’Île-du-Prince-Édouard ou en Nouvelle-Écosse, il y a des bornes rapides partout et jamais il y a plus de 100 kilomètres entre deux bornes (à part dans la partie nord de la Nouvelle-Écosse où ça peut monter à 125, 150 km). Et, bien sûr, il est plus amusant de faire ce genre de voyage avec un véhicule électrique.

Pour deux raisons. Un, le fait qu’il n’y a pas de moteur à essence fait que la balade est beaucoup plus zen, plus relax, moins stressante. C’est vrai ! Je vous jure ! Il faut le vivre pour le croire. Ça fait une grosse différence.

Deux, le fait de devoir s’arrêter de temps en temps aux bornes rapides est finalement un plus. Toute ma vie j’ai toujours voulu prendre davantage mon temps pour me rendre d’un endroit à l’autre et j’ai toujours été incapable. De 18 ans à 60 ans, je voyais une halte routière ou un paysage intéressant et ma tête me disait : « Non Daniel, continue, ne perds pas de temps… »

Lorsqu’on possède un véhicule électrique, on est obligé de s’arrêter (un petit peu) et c’est ce que j’aime ! Comme on est obligé de le faire, notre cerveau se met dans un autre « mood » et on cherche alors à faire de cette pause un moment agréable. Et on découvre finalement que c’est beaucoup plus agréable ainsi !

Mon conseil : n’attendez pas d’être à 10% pour vous recharger. Faites le plus souvent et moins longtemps ! Des petites pauses de 20 minutes, 25 minutes maximum. (À moins que ça soi l’heure du repas.)

Un beau voyage
Visiter les Maritimes, c’est aussi intéressant que d’aller dans le Maine, sinon plus ! Et on peut se baigner davantage qu’à Wells ou Ogunquit, car l’eau est plus chaude. Moi j’ai visité le sud de la Nouvelle-Écosse et j’ai découvert quatre plages extraordinaires.

Mon itinéraire ? Le premier jour (à partir de Val-David), je me suis arrêté à Kamouraska, le deuxième jour à Fredericton, le troisième jour à Moncton (mini journée pour faire une pause) et le quatrième jour à Halifax. Sachez que c’est très joli Halifax, j’y suis resté quatre jours ! Ensuite j’ai fait le tour de la partie sud de la Nouvelle-Écosse (en trois jours) et je suis revenu par le même chemin, mais plus rapidement. Ça a fait un voyage d’environ deux semaines.

Ma femme et moi sur l’une des plages de la Nouvelle-Écosse à la fin d’août.

L’attente aux bornes
Certains s’inquiètent d’arriver devant une borne déjà prise. Eh bien sachez que j’ai fait 4 000 km lors de ce voyage et je n’ai attendu qu’une seule fois près de la frontière entre le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Et l’attente a duré moins de cinq minutes !

Mais vous devez comprendre quelque chose : jamais on va se mettre à attendre longtemps aux bornes rapides, car étant donné que c’est un service payant et que nous vivons dans une société capitaliste, c’est impossible d’imaginer que plein de gens vont vouloir payer pour se recharger et qu’on ne va pas construire des bornes en quantité suffisante.

Vous devez comprendre aussi que les gens qui s’occupent des bornes rapides voient en temps réel si une borne est occupée ou non, de même que sa fréquence d’utilisation, car toutes les bornes sont connectées à Internet. Ainsi, c’est un jeu d’enfant de savoir quelles sont les bornes les plus populaires et quand il est temps d’en ajouter d’autres.

Trouver les bornes, est-ce compliqué ?
Pas du tout. Vous utilisez un ordinateur pour lire cet article ? Ouvrez un nouvel onglet et écrivez « Trouver une station FLO » et entrez sur le site. Vous allez voir une carte avec toutes les bornes !

Vous souhaitez uniquement voir les bornes rapides (BRCC) ? Cliquez sur OPTION et choisissez RAPIDE DC. C’est ce que moi je fais toujours. (Image de gauche.)

On peut également le faire via le site Circuit Électrique, PlugShare ou ChargeHub.)

Bien entendu, durant le voyage, tout se fait avec le cellulaire. (Il faut au départ télécharger l’application). Une fois la borne trouvée, vous n’avez qu’à choisir votre application GPS préférée pour vous y rendre. (Image de droite.)

Enfin, si vous examinez la carte des bornes, vous allez découvrir que dans les Maritimes, il n’y a jamais plus d’une borne rapide au même endroit. Ce n’est pas comme au Québec où il y en a parfois jusqu’à six ! C’est qu’il y a très peu de véhicules électriques dans ces provinces. Je pense d’ailleurs qu’ils ont installé ces bornes d’abord et avant tout pour le tourisme !

Vous prévoyez acheter une Tesla ? Eh bien ça va être encore plus facile ! Regardez la localisation des bornes Tesla via ce lien.

Dans les hôtels
Le seul point négatif de voyager en électrique dans les Maritimes est qu’aucun motel ou hôtel n’offre la recharge 240 volts, la recharge lente comme à la maison, la recharge qui prend toute une nuit.

Pourquoi est-ce si pratique ? C’est qu’avec une borne 240 volts, on se retrouve toujours à 100% le lendemain matin. Ainsi, avec une voiture possédant 400 km d’autonomie, on sait qu’on peut faire une bonne partie de la journée avant même de se recharger pour la première fois.

C’est qu’il arrive parfois qu’à la fin d’une journée, ça adonne pas de se recharger. On se retrouve alors le lendemain matin avec une voiture dont la batterie est à moitié vide… Moi, en Nouvelle-Écosse, si j’avais pu me recharger la nuit dans les hôtels, je n’aurais même pas eu besoin de me recharger dans la journée, car je ne faisais jamais plus de 300 km par jour dans cette partie du voyage.

Au Québec, il y a de plus en plus d’établissements qui offrent la recharge 240 volts à leurs clients la nuit. Il est même possible de réserver ses hôtels en fonction de cette particularité. Pas au Nouveau-Brunswick ni en Nouvelle-Écosse. Pas encore.

En terminant, vous vous demandez peut-être si je me suis déjà branché sur une prise de courant ordinaire 120V (avec la borne qui est dans le coffre) quand j’en voyais une dans un hôtel ou un motel ? C’est arrivé deux fois. Une fois à Kamouraska à l’aller et l’autre fois dans le Vieux-Québec au retour. Sauf que ça ne remplit pas la voiture, ce n’est pas assez rapide. Ça ajoute à peine 100 km. J’en ai conclu que ça n’en valait pas la peine. C’est utile davantage pour les VÉ de première génération comme les vieilles Leaf.

Voilà en gros comment j’ai vécu mon voyage dans les Maritimes !

L’hôtelier du Vieux-Québec a bien voulu que je me branche sur sa prise murale 120 volts. Ma femme m’a photographié.

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