Voitures électriques

Connaissez-vous le gars en Smart électrique ?

Il s’appelle Axel Mathieu, il habite Bromont et il travaille à Montréal. Un jour, il en a eu marre d’enrichir les pétrolières et les garagistes.  Il a vendu sa Audi il s’est acheté une Smart ED de seconde main.

Le problème, c’est qu’il devait faire presque 100 kilomètres pour se rendre à son travail et que sa Smart avait à peu près le même nombre de kilomètres en autonomie ! (Axel avait lu sur l’internet qu’une Smart ED pouvait faire 160 km, mais c’était sur une vieille estimation de 2014. Dans la réalité c’était beaucoup moins.)

Or, dès que l’automne et le froid sont arrivés, Axel a dû trouver toutes sortes d’astuces pour réussir à se rendre à Montréal. Rouler moins vite, examiner les vents et les montées, baisser le chauffage, quitter même l’autoroute pour rouler sur une route secondaire afin de sauver de précieux kilomètres. Pour ajouter à la difficulté, sachez que les Smart Electric Drive n’acceptent pas les recharges rapides.
Et ce n’est pas tout ! Quand Axel arrivait enfin à son travail, il ne pouvait se recharger, car la borne la plus proche était à 30 minutes de marche ! Axel a donc dû trouver un électromobiliste à proximité qui était d’accord pour lui prêter sa borne durant la journée moyennant quelques dollars par mois, et marcher ensuite jusqu’au boulot !

J’ai entendu l’histoire d’Axel Mathieu en écoutant une baladodiffusion sur le site de l’AVEQ. L’animateur, Martin Archambault, n’en revenait pas de la ténacité de ce gars de 45 ans, scientifique de formation.

Après avoir écouté l’entrevue, je me demandais bien comment il allait passer l’hiver ! J’ai alors commencé à suivre son blogue sur Facebook. Eh bien il a réussi ! Vous savez comment ? Il a tout simplement appris à rouler moins vite et à se passer de chauffage !

J’admire moi aussi la ténacité de ce garçon. On vit dans un monde où personne ne veut couper dans rien, où personne tente d’en faire beaucoup avec peu.

J’ai parlé à Axel Mathieu récemment. Pour lui, roulez sans chauffage ou presque l’hiver ne lui cause aucun problème. « On est trop gâté en Amérique ! S’il fait – 15 C dehors et qu’on s’habille en conséquence, pourquoi faudrait-il chauffer l’habitable à 21 C, comme si on était dans notre maison ? De plus, on ne devrait jamais enlever nos vêtements d’hiver en conduisant par simple mesure de sécurité en cas d’accident. C’est ce que j’ai appris à faire en Smart électrique et c’est ce que je préfère maintenant. »

Un modèle plus adapté
Quoi qu’il en soit, faire Bromont-Montréal l’hiver aller-retour dans une petite Smart ED n’est pas facile. Axel a donc décidé il y a trois semaines de s’acheter une Spark électrique identique à la mienne. Je l’ai appris en consultant le groupe Spark EV Québec et la page Facebook d’Axel intitulée : Le_gars_en_Smart_électrique.

C’est pour ça qu’on s’est parlé récemment : « Alors Axel, tu roules maintenant dans une Spark électrique comme moi ! Qu’est-ce que t’en penses ? »

— C’est extraordinaire ! La Spark EV n’a pas tellement plus d’autonomie que ma Smart ED, mais elle accepte les bornes rapides. Ça change tout ! Pour moi c’est la liberté totale, car je peux ajouter 75 kilomètres en quelques minutes dans n’importe quelle borne rapide du Québec et aller où je veux. J’ai hâte à cet hiver pour tester davantage les bornes rapides quand mon autonomie va baisser.

 
     

Parlant d’autonomie, Axel pense un peu comme moi. Lui aussi trouve que bien des gens pourraient se débrouiller avec une autonomie de 250 kilomètres et payer ainsi leur voiture moins cher. Il ajoute : « Plutôt que de mettre une batterie de 70 kWh dans une seule voiture, fabriquons deux voitures avec des batteries de 35 kWh ! »

Axel est également révolté par le prix que demande les concessionnaires pour leurs voitures électriques neuves : «C’est encore beaucoup trop cher ! Pas question pour moi de m’acheter un VÉ neuf de 45 000 $ ! Je refuse de payer ça. Heureusement qu’il y a le marché de l’occasion. »

« Moi je roule en électrique d’abord et avant tout pour sauver de l’argent et avec le kilométrage que je fais, j’en sauve énormément. J’ai fait mes calculs et pour moi c’est environ 10 000 $ par année ! »

« Je peux te dire que ma Smart ED d’occasion s’est payé toute seule dès la première année et j’ai commencé ensuite à renverser mon empreinte carbone une fois qu’elle a atteint les 60 000 km. Tout cela en arrêtant le chauffage dans ma voiture ! » dit-il en riant.

Et il ajoute : « J’ai hâte que les fabricants automobiles se responsabilisent et offrent une voiture électrique abordable qui nous permettrait à la fois d’économiser et de rouler Vert. C’est long ! Moi je veux des petites autos pas chères avec des batteries de 35 kWh pour tout le monde ! C’est faisable dès maintenant et c’est ça la révolution qui s’en vient ! La révolution n’est pas juste écologique, mais monétaire. Car tout l’argent qu’on va sauver va enfin servir à autre chose ! »

Je félicite Axel pour sa détermination et j’espère qu’il va aimer autant que moi sa nouvelle Spark !

 

 

Ajout
Vous aimeriez vous aussi posséder une Spark électrique ?

La Spark EV 2016 importée des États-Unis se vend autour de 14000$ plus taxes, après la subvention provinciale, avec environ 45000 km au compteur. Autonomie 130 km.

Financé à 5 % sur 7 ans, elle coûte moins de 230$ par mois, plus environ 3¢/km en électricité.

La batterie est garantie 8 ans/100 000 km. Quant à l’entretien, il est beaucoup moindre qu’avec une voiture conventionnelle, car il n’y a ni transmission, ni moteur thermique.

On peut se procurer des Spark EV 2016 chez :

(Par ordre alphabétique)
– Bourgeois Chevrolet, Rawdon
– JN auto, près de Drummondville
– Lussier Chevrolet, Saint-Hyacinthe
– Montréal Auto prix, division hybride électrique, Montréal
– Racine Chevrolet, Saint-Jean-sur-le-Richelieu
– Véhicules Électriques Simon André, Trois-Rivières
– Et quelques autres…

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