Voitures électriques

Quoi penser d’un chroniqueur qui ose parler en mal des subventions pour véhicules électriques ?

Afin de réduire nos émissions de CO2, nous voilà tous engagés dans une sorte de marathon dont le but est de passer de la voiture thermique à la voiture électrique. Quand je dis « nous », je parle de tout le monde : citoyens, entreprises, gouvernements et bien sûr chroniqueurs automobiles. On n’a pas le choix, tous les scientifiques l’affirment : il faut décarboner nos sociétés, il faut électrifier nos voitures et nos camions.

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Quelle est la responsabilité des gouvernements là-dedans ? J’entends des gens se plaindre que les subventions pour les VÉ coûtent cher aux contribuables et ne profitent qu’aux riches.

Mais alors, aurait-il été préférable de ne pas offrir de subventions ? Ou uniquement de petits montants de 1 000 $ ou 2 000 $ ? Je ne suis pas un spécialiste de la question, mais j’imagine que les gens qui ont mis sur pied le programme (tant au Québec qu’au Canada) ont les compétences pour le faire. Qu’il ne s’agit pas de ti-coune choisis au hasard !

Où serions-nous rendus sans subventions et est-ce que cela aurait été une sage décision ? Hum, que voulez-vous, si on veut prendre le train de la transition énergétique, ça prend des VÉ sur les routes pour donner l’exemple, ça prend l’appuie des concessionnaires, ça prend des mécaniciens formés adéquatement, ça prend des hommes d’affaires prêts à investir, c’est une grosse machine à mettre en branle.

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Et le rôle des chroniqueurs automobiles là-dedans ? Dans ma tête à moi, ce sont eux qui devraient nous aider à démystifier les VÉ, à mieux les comprendre, à mieux les considérer. Ce sont eux les pros qui sont en avance sur tout le monde et qui ont la chance de les conduire. D’ailleurs, entre un modèle à essence et un autre électrifié, à qualités égales, ils devraient toujours nous encourager à aller vers le modèle électrifié, non ? Ou à tout le moins sentir qu’ils ont un préjugé favorable envers ceux-ci.

Je suis toujours étonné de voir certains chroniqueurs mettre tous les types de véhicules sur un pied d’égalité et les juger uniquement en fonction de leur prix et de leurs qualités, sans vraiment tenir compte de leurs impacts environnementaux.

Antoine Joubert.

Et je suis encore plus découragé quand je vois l’un d’entre eux oser même remettre en question les aides gouvernementales. Et c’est ce qu’Antoine Joubert a fait le 3 novembre dernier sur son blogue. Et ça me choque, car j’aime bien Antoine Joubert. C’est un excellent journaliste automobile. Et en plus, il est propriétaire d’une Chevrolet Bolt depuis quelques mois ! Qu’est-ce qui lui arrive ?

Pour lire le blogue du 3 novembre, cliquez sur l’image.

Soyons réalistes et regardons les choses lucidement. M. Joubert a-t-il les compétences pour juger si les subventions pour les VÉ (et autres subventions pour la filière électrique) sont adéquates ou pas, trop élevées ou pas ?

Il me semble qu’il faut avoir fait bien des études là-dedans pour en saisir toutes les subtilités. On sait que les subventions ont toujours existé. On sait aussi que dix milliards de dollars quittent le Québec chaque année vers le reste du Canada ou les États-Unis pour l’achat d’essence.

La plupart d’entre nous (moi inclus) n’avons pas les compétences pour savoir ce qui est le mieux à faire. Tenir compte de toutes les implications est complexe. Nous devons faire confiance aux experts, nous devons faire confiance aux gouvernements. À moins d’être soi-même un expert ! Le sommes-nous ? De plus, le fait de voir que de nombreux pays (États-Unis, France, Chine et autres) font la même chose que nous devrait nous rassurer, non ?

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Tout n’est jamais parfait bien sûr, mais nos dirigeants tentent de faire de leur mieux, autant pour l’avenir de leur pays que pour l’avenir de la planète. Et devant la crise climatique qui nous menace, tout le monde doit y mettre du sien, y compris nos chroniqueurs automobiles.

Dans son article « Une dégringolade pour l’électrique », un passage de M. Joubert m’a particulièrement agacé. Je le cite : « On souhaite à tout prix prouver au monde entier que le Québec est un fer de lance de l’électrification, même si cela coûte une fortune collectivement. Au nom de l’environnement ? Certes, mais aussi dans l’optique d’un futur contrôle de l’énergie… »

Hum, qu’est-ce qu’Antoine Joubert cherche à insinuer en écrivant « dans l’optique d’un futur contrôle de l’énergie » et en ajoutant trois petits points (…) ? Que le gouvernement du Québec veut prendre le contrôle de l’énergie à des fins malfaisantes ?

Ne me dites pas qu’il est en train de nous sortir cette vieille théorie vaguement conspirationniste. Vous la connaissez ? Quand je parle aux anti-VÉ, on me la sort toujours. C’est l’idée que le gouvernement a un plan machiavélique. Legault et sa bande tenteraient de convaincre tout le monde de passer à l’électrique et quand tout le monde aura son VÉ, paf !, ils vont augmenter les tarifs d’électricité et se faire plein d’argent. De l’argent pour le Québec et les Québécois ? Non, non ! Pour eux ! Car on sait tous que les politiciens sont malhonnêtes…

Vous avez déjà entendu ça ? Moi je l’ai entendu à quelques reprises dans mon patelin à Val-David. Est-ce possible que M. Joubert se fasse influencer par des gens qui partagent ce genre d’idée ?

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Mais non, voyons ! C’est impossible ! Il est bien trop intelligent pour ça. Pourquoi a-t-il écrit cela alors ? C’est bien ça que je me demande ! J’aime Antoine Joubert et je veux continuer à l’aimer. J’écoute toutes ses vidéos concernant les VÉ et j’adore ça ! (Regardez celle sur le nouveau Blazer EV, lien, très intéressante.)

Par contre, sur son blogue du 3 novembre dernier, misère de misère, on dirait qu’Antoine cherche à nous enlever le goût de passer à l’électrique !

Un journaliste peut déborder parfois de son champ d’expertise. Oui, il peut donner son opinion, mais il doit toujours faire très attention à ce qu’il dit. Avoir un public qui nous lit et nous aime implique de grandes responsabilités.

Voir comme une erreur ou une bêtise le fait que le Québec souhaite être en avance sur ses voisins dans l’électrification des transports (comme la Norvège) me semble une bien drôle d’idée !

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