Voitures électriques

Électrification du transport collectif : ça bouge!

Cette semaine a eu lieu l’important Sommet global sur le transport public de l’UITP (Union Internationale du Transport Public) au Palais des Congrès de Montréal.

Née en 1885 sous le nom original de l’Union Internationale de Tramways, cette association sans but lucratif a initialement été créée par les 50 plus grands opérateurs de tramways d’Europe pour promouvoir le développement du transport collectif.

Plutôt visionnaire, ne trouvez-vous pas?

Pour y être allé, je peux vous confirmer que cet évènement d’envergure internationale valait le détour et que les choses bougent en électrification des transports collectifs!

De Moscou à Amsterdam en passant par le Japon, la Chine, la Russie, les USA et le Québec, tout ceux et celles qui travaillent en transport collectif aussi bien chez les fabricants, les opérateurs ou les sociétés de transports étaient présents et y discutaient ferme.

S’il y avait encore des autobus, des trains et d’autre véhicules à propulsion traditionnelle, l’accent était clairement mis sur les véhicules publics électriques et autonomes.

En voici quelques exemples :

Navettes autonomes électriques

De ce côté, 2 fabricants associés à des opérateurs ont volé le spectacle grâce à leurs petites navettes autonomes électriques que le public pouvait essayer sur un circuit fermé à la place Jean-Paul Riopelle.

Le but de ces navettes est de fournir du transport collectif « pour le premier et le dernier kilomètre » près des grandes infrastructures de transport collectif tels que les trains, les métros, etc.

  • Le Navya Arma1: fabriqué en France, cette petite navette autonome peut transporter jusqu’à 15 passagers à une vitesse d’opération de 25 km/h. Équipée d’un système de détection des obstacles, plusieurs de ces navettes sont présentement en opération dans le monde dont à Lyon en France, à Perth en Australie et à Doha au Qatar. 


Équipée d’une batterie de 33 kWh, elle a une autonomie annoncée de 9 heures en conditions normales ou 5 à 6 heures en conditions de grandes chaleurs ou de grands froids selon les dires du fabricant.

Keolis, entreprise elle aussi française (détenue à 30% par la Caisse de Dépôts et Placements du Québec), est associée à Navya en tant qu’opérateur de ces véhicules.

Coup d’éclat lors du salon :  Le duo Keolis/Navya a annoncé qu’ils feraient un projet pilote avec leur navette pendant un an à Terrebonne à compter de cet automne prochain… si Québec donne le feu vert.

  • Easy Mile2: Concurrent de Navya, cette autre entreprise française (d’où son nom anglais!) est une « start-up » née à Toulouse en 2014 qui travaille en collaboration avec des opérateurs au Japon, au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde. Leur véhicule autonome est comparable à plusieurs égards à celui de Navya et l’opérateur « local » de cette navette est Transdev, une autre entreprise française.

Autobus électriques

  • VDL3: le constructeur hollandais VDL présentait le Citea, un autobus 100% électrique articulé qui sera en opération d’ici la fin de l’année 2017 à Groningue  aux Pays-Bas.
  • Mercedes4: Au sein de la division des autobus de Mercedes comme chez les voitures, toutes les technologies sont présentées : E-Cell, F-Cell, gaz naturel et diesel. Reste à voir qui va l’emporter.
  • Proterra5: Chez ce constructeur d’autobus électriques réputé, la flexibilité est au rendez-vous aussi bien au niveau du format que de l’autonomie ou du mode de recharge.
  • BYD6: Fabricant important de véhicules électriques de formats divers, le constructeur chinois BYD est très en avance sur les autres fabricants d’autobus électriques avec des centaines de livraisons déjà à son actif.
  • NovaBus : Que dire d’autre sauf que ce fabricant avance à pas de tortue en électrification de ses autobus? 5 ans après avoir reçu des dizaines de millions de $ de financement gouvernemental, 3 maigres autobus 100% électriques arpenteront les routes de Montréal avec des utilisateurs en 2017. J’y reviendrai.

J’ai même découvert lors de ce Sommet un magazine consacré, croyez-le ou non, au transport urbain par câble! Ce magazine nommé Si Urban7 se concentre sur les nouveautés en matière de transport urbain par téléphérique et les technologies s’y apparentant.

En résumé, les choses semblent réellement débloquer dans le domaine du transport collectif électrique aussi bien dans le secteur des navettes que des autobus. Évidemment, du côté des trains, l’Amérique fait piètre figure, mais qui sait?

L’avenir s’annonce donc électrisant en électrification des transports collectifs.

1 : http://navya.tech
2 : http://easymile.com
3 : http://www.vdlbuscoach.com/News/News-Library/2017/10-gelede-VDL-Citea’s-Electric-voor-Qbuzz-in-Groni.aspx
4 : https://www.daimler.com/products/buses/mercedes-benz/citaro-e-cell.html
5 : https://www.proterra.com
6 : http://www.byd.com/la/auto/ebus.html
7 : http://www.siurban.com/media/files/si_urban_media_kit_english_2017.pdf
 

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