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Ce que je pense du retour des hybrides rechargeables chez GM

Au risque de froisser certains écolos qui ne jurent que par le 100 % électrique, moi je trouve que GM a bien fait de changer d’idée et d’annoncer le retour des hybrides rechargeables.

Moi j’ai toujours aimé les PHEV ! Avec une bonne autonomie, on peut rouler quasiment tout le temps à l’électricité. Ce n’est que lorsqu’on va loin que le moteur thermique prend la relève. Bien utilisé, on peut réduire ses besoins en essence de 80 à 90 % !

En 2019, j’ai beaucoup critiqué la décision de GM de cesser de fabriquer la Chevrolet Volt. Vrai que le format de cette voiture perdait en popularité devant la montée des VUS, mais pourquoi GM n’a pas transféré sa technologie dans ses VUS de marques Encore, Trail Blazer ou Equinox ?

Ç’a été une erreur selon moi de ne pas le faire, d’autant plus que la technologie Voltec était super bonne et fiable. Un vrai péché de mettre toute cette quincaillerie à la poubelle !

Sans compter que plusieurs PHEV concurrents demeurent encore aujourd’hui moins intéressants que la Volt. L’autonomie est faible et on se sent dans un véhicule à essence alors qu’avec la Volt on se sentait vraiment dans un véhicule électrique.

Tout a commencé à cause d’elle…

C’est d’ailleurs cette voiture qui m’a donné la piqure des voitures électriques en 2017, le saviez-vous ? Eh oui, c’est après avoir loué 3 jours une Chevrolet Volt blanche chez Turo (photo) que j’ai commencé à me dire que je pourrais peut-être remplacer ma voiture secondaire (accidentée) par un PHEV. Et pour tout vous dire, si je me suis acheté une Spark 100 % électrique plutôt qu’une Volt, c’est d’abord et avant tout parce qu’elle était beaucoup moins chère !

Le jour où j’ai acheté ma Spark EV. Je ne vous cacherez pas qu’au départ ça me faisait un peu peur…

Mon interprétation des choses
Savez-vous pourquoi GM a commis l’erreur d’arrêter la production d’hybrides rechargeables en 2019 ? Okay, certains lecteurs ne seront sans doute pas d’accord, mais moi je crois qu’un certain nombre de dirigeants chez GM se sont excités exactement comme moi lorsqu’ils ont découvert le potentiel des voitures électriques.

Car j’imagine qu’ils en ont eu dans leur entrée de garage des voitures électriques ! Et tout comme moi, ils ont capoté sur le potentiel qu’il y avait là pour l’avenir. Je me rappelle à quel point j’étais enthousiasme et rêveur au début, convaincu que la grande révolution était à nos portes et que ça n’allait pas être long que tout le monde allait vouloir des VÉ !

C’était mal connaitre les humains et leurs réticences face aux changements. Huit ans après le lancement de la Bolt et sept ans après le lancement de la Tesla Model 3, nombreux sont les Américains toujours opposés aux voitures électriques.

Des préjugés, il y en a encore beaucoup et même chez nous ! Allez lire les commentaires sur la page Facebook de Roulez Électrique, vous allez voir que chaque jour il y a des gens qui dénigrent les voitures électriques.

Au fil des ans, j’ai donc calmé mes ardeurs et probablement les dirigeants de GM aussi. La transition va se faire, mais elle risque d’être un peu plus longue que prévue.

La grande force des PHEV, c’est qu’on n’a pas à changer ses habitudes contrairement au 100 % électrique qui demande une certaine adaptation à cause des recharges rapides lorsqu’on va loin. L’hybride rechargeable nous permet d’apprivoiser la conduite électrique tout en douceur.

Je me trompe peut-être, mais j’ai l’impression que de forcer trop rapidement les récalcitrants à adopter le 100 % électrique créera de l’instabilité sociale. Pour calmer le jeu, il est donc préférable de continuer à fabriquer des PHEV et GM n’a aucune raison de se priver de ce marché pour la décennie à venir.

Le PHEV Volvo V60 T8 Recharge.

PHEV du futur
Cela étant dit, j’aime les PHEV, mais pas n’importe lesquels ! Dans ma tête à moi, le PHEV des années à venir devrait avoir entre 80 et 120 km d’autonomie. Deuxièmement, il ne faudrait pas que le moteur à essence démarre tant que la batterie n’est pas à 0 % (du moins, trois saisons sur quatre).

Aussi, il ne faudrait pas que le moteur à essence soit trop puissant. Tout en restant sécuritaire, dans mon esprit, un PHEV devrait être moins intéressant à conduire en mode à essence qu’en mode électrique.

On pourrait même faire intervenir quelques petits désagréments lorsqu’un PHEV est utilisé plusieurs jours d’affilée sans été rechargé (un son, une perte de puissance, une lumière qui scintille) obligeant ainsi son propriétaire à se recharger.

Car, bien entendu, j’aime les hybrides rechargeables dans la mesure où l’essence n’est là qu’à titre de dépannage ou lors d’un voyage. Ma préférence ira toujours aux voitures 100 % électrique, mais avouez que les PHEV peuvent également faire baisser significativement nos émissions de CO2.

L’idéal pour moi serait un PHEV qui aurait l’autonomie de ma Spark EV, c’est-à-dire 120 km. Avec une telle autonomie et la possibilité de se recharger sur des bornes rapides, on a une arme d’éducation massive !

Avec un tel véhicule, les gens s’initieraient non seulement à la conduite électrique, mais aussi à la recharge rapide. Par exemple, une petite famille de Repentigny décide d’aller passer la journée à Tremblant. Rendue à la Porte de Nord (Prévost), la batterie de leur véhicule commence à être basse et les enfants veulent aller faire pipi. Les parents se disent alors : « pourquoi ne pas se recharger 10 minutes à la borne qui est là, on économisera des sous, qu’en dis-tu chérie ? »

Ça l’air de rien, mais une recharge de temps en temps nous familiarise avec les bornes rapides. Et quand vient le temps de changer de voiture, on se dit : « Et pourquoi pas une 100 % électrique ? »

Tesla Model Y.
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