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Le Twike : Verrons-nous ce véhicule électrique à pédales sur les routes québécoises ?

Oubliez tout ce que vous savez sur les véhicules électriques traditionnels ! Imaginez un bolide hybride à mi-chemin entre le vélo d’entrainement et la voiture de sport, où votre propre force musculaire contribue à faire avancer la machine. Voici le Twike, un engin révolutionnaire qui bouscule la mobilité durable. Mais cette merveille technologique peut-elle vraiment survivre à nos redoutables hivers et à nos routes québécoises ? Attachez vos ceintures (à trois points), on part faire un tour !

Pédaler à 190 km/h : L’Hybride Ultime Né au Canada

Le concept du Twike a d’ailleurs un lien historique avec notre pays : le tout premier prototype, imaginé par des étudiants suisses, a été présenté à l‘Expo 86 de Vancouver. 40 ans plus tard, le Twike est officiellement lancé et classé comme un véhicule à moteur à trois roues (catégorie L5e) dans l’Union européenne et comme une motocyclette aux États-Unis. Si on applique les spécifications du véhicule à la réalité québécoise, il tomberait selon toute vraisemblance dans la classe des motocyclettes à trois roues aux côtés des T-Rex et des Slinshot selon explications de la SAAQ.

Le principe est aussi fou que génial : confortablement installé dans un habitacle fermé à deux places, vous pédalez comme sur un vélo d’exercice, ce qui génère de l’énergie pour allonger votre autonomie. Sur le tout dernier modèle, le Twike 5, vos coups de pédale viennent épauler un surpuissant moteur synchrone de 70 kW.

Et attention, on ne parle pas d’une balade pépère ! Le Twike 5 est capable d’atteindre la vitesse faramineuse de 190 km/h, avec une autonomie pouvant aller jusqu’à 600 km pour le modèle doté de la batterie de 40 kWh. Oubliez le volant classique : la direction s’opère grâce à deux leviers mécaniques (façon manche à balai) que l’on pousse et que l’on tire.

Le crash-test : le Twike vs les nids-de-poule et l’hiver québécois

Sur le papier, le Twike a tout du véhicule écolo parfait. Mais qu’en est-il face à la réalité brutale d’un mois de février à Montréal ou à Québec ?

D’abord, parlons de nos fameux nids-de-poule. Un utilisateur d’un modèle précédent (le Twike 3) soulignait sur un forum qu’il n’y avait “quasi pas de suspensions” et que les pneus, gonflés à 87psi – presqu’autant qu’un vélo de course! – rendaient la conduite très ferme et inadaptée aux routes défoncées. Bien que le nouveau Twike 5 promette une nette amélioration avec une suspension composite DeDion à l’arrière, l’absence d’une quatrième roue demandera des réflexes aiguisés pour slalomer entre les crevasses post-dégel !

Ensuite, il y a la question du froid. Un internaute francophone résume parfaitement le défi de notre climat en affirmant que ce véhicule serait génial “si c’était pas l’hiver 5 mois par an”. Les portières du bolide s’ouvrent vers l’avant, ce qui est très pratique pour bloquer les intempéries. Toutefois, pédaler activement en plein mois de janvier, engoncé dans un gros manteau d’hiver, relèvera certainement du défi sportif.

De plus, nous ne sommes pas habitués aux automobiles ultracompactes qu’on retrouve en Europe… L’Amérique rame à contre-courant pour l’instant avec les VUS. On s’entend que vous devrez faire un choix entre votre épicerie ou votre sac de golf…

Un jouet éco-futuriste (qui demande un bon budget)

Si vous êtes prêt à braver la neige en tricycle à pédales, il faudra y mettre le prix. Le Twike 5, conçu avec des matériaux ultralégers (environ 685 kg), est un bijou de technologie. Son prix de départ en Europe est fixé à 45 200 €, ce qui représente approximativement plus de 67 000 $ CAD.

Pour ce tarif, vous profitez cependant d’innovations majeures, comme la recharge bidirectionnelle : votre véhicule peut stocker de l’énergie le jour et redistribuer l’électricité pour alimenter votre maison la nuit.

En conclusion, le Twike est un engin extraordinairement ludique et diablement écologique. S’il fait rêver les pionniers de la mobilité, son adoption au Québec exigera de solides amortisseurs, un bon budget, et probablement un second véhicule pour les jours de tempête! Et si vous restez pris dans un banc de neige, la proximité de votre passager vous tiendra au chaud!

Je trouve tout de même ce moyen de locomotion pertinent et intéressant. J’essaie de me rendre en Europe pour tester cet été!

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