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Le Cybercab de Tesla fait ses débuts dans le service Robotaxi, mais laisse plusieurs questions en suspens

Deux ans après l’avoir dévoilé en grande pompe lors de l’événement « We, Robot », Tesla a intégré son Cybercab à son service Robotaxi à Austin, au Texas, le 3 septembre 2026.

Ce lancement reste toutefois limité : 45 exemplaires étaient immatriculés au Texas au moment de l’événement, sans que Tesla précise combien étaient effectivement disponibles pour les courses commerciales.

Un lancement à huis clos qui a frustré

Contrairement aux grands spectacles auxquels Tesla nous a habitués, l’événement du 3 septembre s’est déroulé sur invitation seulement, sans diffusion publique en direct et sans conférence de presse ouverte. Les invitations avaient été envoyées à des passagers sélectionnés parmi ceux ayant effectué des courses en Robotaxi entre le 17 et le 23 août, un tirage au sort ayant désigné cinq gagnants parmi ce groupe, en plus de quelques invitations directes à des fans et créateurs de contenu, qui ne pouvaient toutefois pas amener un autre créateur comme accompagnateur. Cette discrétion a provoqué une vague de frustration en ligne, notamment sur X, où plus de deux millions de personnes attendaient une diffusion vidéo qui n’est jamais arrivée.

Ce qui a vraiment changé

Le Cybercab est un robotaxi biplace dépourvu de volant et de pédales. Tesla a expliqué qu’il pouvait désormais être appelé depuis l’application Robotaxi par le grand public, et que ses portes papillon pouvaient être déverrouillées avec un téléphone intelligent avant de monter à bord. Le lancement marque ainsi l’entrée du Cybercab dans un service accessible au public, même si les détails sur le nombre de courses payantes réellement effectuées avec ce modèle spécifique restent limités. Un premier passager invité a néanmoins décrit une conduite fluide et impressionnante du système de conduite autonome.

Une flotte encore difficile à mesurer

Le déploiement réel reste difficile à cerner précisément : Tesla a confirmé que 45 Cybercab étaient immatriculés au Texas, sans préciser combien étaient effectivement actifs ou accessibles aux passagers dans le service Robotaxi. Ce chiffre contraste tout de même avec les ambitions déclarées par Elon Musk par le passé, qui promettait des milliers de Cybercabs déployés rapidement à travers les États-Unis.

Le service Robotaxi de Tesla fonctionne à Austin depuis juin 2025 et était jusque-là assuré par des Model Y modifiés, avec un déploiement initial limité à une zone géorestreinte et un dispositif de supervision humaine à bord. L’arrivée du Cybercab constitue donc un changement important, mais les informations publiques ne permettent pas encore de déterminer jusqu’à quel point Tesla a éliminé la supervision humaine ou les interventions à distance pour ce nouveau véhicule.

Le prix, toujours un mystère

Sur le plan technique, Tesla présente le Cybercab comme un véhicule doté de neuf caméras et d’airbags intelligents, conçu autour d’un procédé de fabrication appelé « unboxed », qui viserait à réduire les coûts et à accélérer l’assemblage. Cette méthode n’a toutefois pas encore été validée par une production de masse rendue publique.

Le prix cible évoqué par le passé par Elon Musk, sous les 30 000 dollars américains, n’a pas été confirmé comme prix de vente officiel lors de cet événement. Il s’agit d’un chiffre en dollars américains qui ne comprend pas nécessairement les frais ou taxes, qui ne constitue pas un prix canadien, et qui pourrait viser une éventuelle vente aux particuliers plutôt que les véhicules exploités dans le service Robotaxi lui-même.

En résumé

Le lancement du Cybercab illustre bien l’écart qui subsiste parfois entre les ambitions affichées par Tesla et le rythme réel de leur mise en œuvre. Aucune offre commerciale du Cybercab ou du service Robotaxi de Tesla n’est actuellement annoncée au Canada dans les sources consultées.

L’absence de volant et de pédales soulèverait d’ailleurs des questions réglementaires particulières ici, notamment sur l’homologation, les normes de sécurité et les responsabilités en cas d’accident, sans qu’on puisse pour autant affirmer qu’une autorisation canadienne serait impossible. Chez Roulez Électrique, on garde tout de même un œil sur ces tendances technologiques qui touchent de près ou de loin l’avenir de la mobilité électrique.

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