
Dans le cadre d’une entente nouée avec le physicien Pierre Langlois , Éco-Énergie à Montréal et Roulezelectrique ont obtenu le privilège de vous présenter le contenu intégral des infolettres qu’il publie sur une base régulière. Mentionnons que Pierre Langlois est consultant en mobilité durable, auteur et conférencier. Il est d’ailleurs l’auteur du livre Rouler Sans Pétrole, publié aux Éditions MultiMondes. On a pu l’apercevoir au petit écran dans des reportages consacrés aux hybrides rechargeables et aux batteries et voitures électriques, à l’émission Découverte, entre autres, où il a témoigné en tant qu’expert. Un gros merci à lui.
L’autobus à recharge rapide de Siemens et Rampini en Autriche
Bonjour à tous
Je complète le portrait mondial des nouveaux autobus électriques à recharge rapide (biberonnage), en vous présentant les autobus de Siemens et Rampini déployés en Autriche. Rampini est un constructeur italien d’autobus. Voir
Charging into the future

Environmentally Friendly Electric Buses in Vienna
Le midi bus de 40 passagers est alimenté par une batterie Li-ion au phosphate de fer totalisant 96 kWh de capacité (légèrement plus grosse que la Model S de Tesla). Cette batterie peut donner une autonomie de 120 km et également être rechargée la nuit au dépôt. Mais, lorsqu’on l’utilise en mode recharge rapide sur une ligne de 15 km, on n’a besoin que de 8 kWh environ qu’on recharge en 15 minutes, à l’aide d’un pantographe.
C’est ce que j’appelle du «quasi biberonnage» car la recharge est relativement lente (compte tenu du 8 kWh) par rapport à ce qu’on obtient avec des batteries au titanate de lithium. Le moteur électrique a une puissance de 85 kW, et ce n’est pas un autobus hybride (pas de moteur à essence agissant comme prolongateur d’autonomie).
Je ne peux encore une fois que saluer cette implication de Siemens dans les autobus biberonnés.
J’ajouterai toutefois qu’ils devront passer aux batteries au titanate de lithium s’ils veulent profiter du plein potentiel d’une recharge ultra rapide et d’une plus grande longévité des batteries, tout en ayant de petites batteries (15 à 30 kWh). Avec des batteries au phosphate de fer, ils sont obligés d’avoir une bien plus grosse batterie pour en assurer la longévité, en ne la rechargeant que partiellement.
Par ailleurs, lorsqu’on considère le transport public il est toujours mieux d’avoir un prolongateur d’autonomie à carburant pour pouvoir fonctionner même lors de pannes électriques majeures. C’est une question de sécurité.
Bien cordialement
Pierre Langlois, Ph.D., physicien
Consultant en mobilité durable,
Auteur et conférencier
Téléphone : 418-875-0380
Courriel: pierrel@coopcscf.com
Site Internet: www.planglois.com
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