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21 547 VE vendus en mars au Canada : le marché ne s’est pas contenté de rebondir. Il a explosé.

Il y a douze mois, le marché canadien des véhicules électriques traversait l’une des périodes les plus difficiles de son histoire récente. Les subventions fédérales avaient été suspendues. Les constructeurs retiraient des modèles. Les ventes chutaient. Certains se demandaient si l’engouement pour le VE n’avait été qu’une bulle. En mars 2026, la réponse est venue sous forme de chiffres : 21 547 véhicules électriques vendus en un seul mois au Canada, soit une hausse de 75 % par rapport à mars 2025, et de 83 % par rapport au mois précédent. C’est le meilleur résultat mensuel depuis décembre 2024.

Ce qui explique le retournement

Trois facteurs se sont conjugués pour produire ce résultat, et ils sont tous documentés.

Le premier est le retour des incitatifs fédéraux. Le programme PAVÉ, entré en vigueur le 16 février 2026, offre jusqu’à 5 000 dollars sur l’achat ou la location d’un VE admissible. Dès son annonce, les données AutoTrader avaient montré une hausse immédiate de 21 % des demandes d’information, et de 73 % d’ici la mi-mars. Les chiffres de ventes de mars confirment que cet intérêt s’est converti en transactions réelles.

Le deuxième facteur est la demande refoulée. Joanna Kyriazis, directrice des politiques et de la stratégie chez Clean Energy Canada, l’a dit clairement dans les médias cette semaine : “Ce n’est pas seulement pour les 5 000 dollars. Il y avait une forte demande refoulée.” Pendant les mois où les subventions étaient suspendues ou incertaines, des acheteurs motivés ont attendu. Ils ont acheté en mars.

Le troisième facteur, moins souvent mentionné mais tout aussi réel, est la compression des prix. Le prix de transaction moyen des VE a atteint la parité avec celui de l’ensemble des véhicules neufs vendus au Canada au premier trimestre 2026. Joanna Kyriazis l’a formulé sans détour : “Le prix moyen d’un véhicule électrique est aujourd’hui très proche du prix moyen de tous les véhicules neufs. Nous atteignons ce point de parité des prix, et c’est un véritable point de bascule.” Quand le VE ne coûte pas plus cher que la voiture à essence, et qu’il coûte moins cher à utiliser, la décision d’achat change de nature.

Ce que la part de marché révèle

Il y a une nuance importante dans ces chiffres qu’il serait malhonnête de ne pas soulever. La part de marché des véhicules électriques reste à un peu plus de 12 % de l’ensemble des véhicules neufs vendus en mars. Ce chiffre peut sembler élevé pris seul, mais il reste en deçà du sommet de 18 % atteint en septembre et décembre 2024, avant la période de turbulence. L’explication est simple : mars 2026 a été un bon mois pour tous les types de véhicules, pas seulement pour les VE. Les ventes globales de tous véhicules ont bondi de 42 % par rapport au mois précédent. Le VE progresse, mais il progresse dans un marché qui progresse aussi.

L’objectif gouvernemental de 20 % de part de marché pour les VE en 2026 ne sera pas atteint. Cette cible avait été abandonnée par le premier ministre Carney l’automne dernier, sous la pression des provinces et des constructeurs. Mais la direction reste la bonne, et le rythme de mars indique que la trajectoire reprend.

Une précision importante sur les données

Les chiffres de mars 2026 proviennent de l’industrie et des associations sectorielles, pas encore de Transports Canada. Flavio Nienow, porte-parole de Transports Canada, a confirmé que son ministère est en train de préparer et de valider ses propres données, et que la première série de statistiques mensuelles officielles sera publiée sur le Portail du gouvernement ouvert dans les semaines à venir. Ce n’est pas une contradiction : les données de l’industrie arrivent plus vite que les données gouvernementales, et les chiffres officielss seront publiés sous peu pour confirmation.

Ce détail est mentionné par souci de transparence, pas pour remettre en question les chiffres. La convergence des sources, La Presse, CTV News, Clean Energy Canada, Ecoloauto, donne une image cohérente et fiable de ce qui s’est passé en mars.

Ce que ça signifie pour l’acheteur québécois

Le Québec reste la province qui génère la plus grande part des ventes de VE au Canada, avec plus de 49 % du volume national au troisième trimestre 2025. La hausse de mars s’applique à l’ensemble du pays, mais elle est particulièrement significative ici, où les deux programmes, PAVÉ fédéral et Écorecharge provincial, sont cumulables jusqu’au 31 décembre 2026.

Ce que mars 2026 confirme surtout, c’est que le marché répond quand les conditions sont réunies : incitatifs en place, prix en baisse, modèles disponibles. Ces trois conditions sont toutes actives en ce moment. Roulez Électrique accompagne les propriétaires qui veulent compléter leur transition avec une borne de niveau 2 sur du 240 volts installée par un électricien certifié RBQ, admissible aux 600 dollars du programme Écorecharge. La demande a rebondi. L’infrastructure résidentielle doit suivre.

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