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Est-ce que ça vous fatigue de voir qu’on n’encourage pas les gens à passer à l’électrique dans le cahier Auto de La Presse ? Moi oui !

Ce n’est pas nouveau, ça fait des années que ça dure. Je ne sais combien de fois j’ai sursauté en lisant des articles négatifs envers les véhicules 100 % électriques. Heureusement, depuis un an ou deux, ça s’améliore. Et quand je lis quelque chose de positif, je me dis toujours : « Bon, ils ont fini par accepter les voitures électriques, il était temps ! » Et puis non, arrive toujours un moment où j’ai l’impression qu’on se méfie encore des VÉ, qu’on préfère encore et toujours les bonnes vieilles voitures à essence.

Par exemple, à chaque fois qu’on demande au journaliste Éric LeFrançois quel VÉ acheter dans la page des questions, il répond toujours qu’il ne faut pas acheter, qu’il faut s’en tenir à la location seulement. Comme si les VÉ allaient devenir tellement désuets après 5 ans ou tellement bourrés de problèmes qu’on n’allait même plus pouvoir les revendre !

J’ai pourtant vendu ma Bolt EUV facilement et rapidement le mois dernier. Rien n’a brisé en cinq ans et je suis convaincu qu’elle va rouler encore de nombreuses années. De plus, factures à l’appui, je peux vous assurer qu’il m’a coûté bien moins cher de rouler cinq ans en Bolt que cinq ans en Toyota Matrix (ma dernière voiture à essence). Mais bon, c’est l’opinion de M. LeFrançois et il n’en démord pas.

Et là, lundi dernier, c’est le journaliste Charles René qui nous a montré sa méfiance envers les voitures électriques.

Cahier Auto, La Presse, lundi 2 novembre 2026.

En deux mots, quelqu’un demande à Charles René si les véhicules électriques sont plus fiables ou moins fiables que les véhicules à essence. La réponse de notre journaliste : selon le magazine américain Consumer Reports, ils sont moins fiables.

Sauf que moi qui suis l’actualité des voitures électriques depuis 2017, ce n’est pas du tout ce que j’entends. Outre cette enquête du Consumer Reports publiée en décembre 2025 et qui a été très contestée (on dit que Consumer Reports a comptabilisé des bugs mineurs qui n’ont rien à voir avec de vraies pannes), toutes les autres études menées à travers le monde disent que les véhicules électriques sont plus fiables et coûtent moins cher en entretien que les véhicules à essence.

Première page du cahier Auto, 2 novembre 2026.

Pour m’amuser, j’ai posé la question à l’IA Gemini. Je voulais connaitre son opinion. Étant donné que l’intelligence artificielle fouille Internet à toute vitesse pour nous donner un aperçu objectif, je me suis dit que ça allait être révélateur. Voici donc ce qu’il a répondu :

« À long terme, les véhicules électriques s’avèrent globalement plus fiables et plus durables que les véhicules thermiques, en particulier au-delà de la barre symbolique des 100 000 kilomètres. »

« Si les modèles électriques neufs ou très récents ont parfois souffert de problèmes de jeunesse liés à l’électronique de bord ou à des logiciels mal optimisés, les données massives sur le vieillissement réel des véhicules (tirées notamment de millions de contrôles techniques) penchent nettement en faveur de l’électrique sur la durée. »

« La bascule du kilométrage
Selon des analyses à grande échelle comparant des véhicules de même âge, la fiabilité évolue différemment selon la motorisation :

  • Sous les 60 000 km : Les taux de panne sont quasi identiques (autour de 11 à 12 % pour les deux catégories). 
  • Au-delà de 100 000 km : Les moteurs thermiques commencent à fatiguer, et leur taux de défaillance grimpe pour dépasser les 22 %. À l’inverse, le taux des véhicules électriques se stabilise et reste constant autour de 16 %. L’écart s’accentue encore davantage à l’approche des 200 000 km. »

« Pourquoi l’électrique vieillit-il mieux ?
La principale explication réside dans la simplicité mécanique. Une voiture à essence intègre des milliers de pièces mobiles soumises à de fortes contraintes thermiques et à des frictions constantes (pistons, bielles, valves). Un moteur électrique, lui, ne compte que quelques dizaines de pièces en mouvement. »

Le journaliste Charles René.

Comme vous voyez, l’IA Gemini a une opinion très différente de Charles René ! J’ai ensuite expliqué à l’IA qu’un journaliste de La Presse affirmait le contraire en s’appuyant sur une enquête publiée dans le numéro de décembre 2025 du Consumer Reports. Voici ce que Gemini a répondu :

« Lorsqu’on s’éloigne des sondages de satisfaction à court terme basés sur le ressenti des acheteurs de véhicules neufs, les rapports s’appuyant sur des données massives d’inspections, de pannes réelles et de contrôles techniques montrent une tendance claire : les véhicules électriques ont un taux de défaillance inférieur à celui des voitures à essence du même âge. »

•

Moi, ce qui me fait de la peine dans tout cela, c’est qu’il y a plein de Québécois qui commencent à s’intéresser aux voitures électriques. On recherche de l’information. On consulte La Presse. Qu’est-ce qu’on leur dit ? On leur dit de ne pas acheter de voitures électriques, de s’en tenir uniquement à la location. On leur dit aussi que les voitures électriques sont moins fiables que les voitures à essence.

Que pensez-vous que ça a comme influence sur les gens ? C’est sûr que de nombreuses personnes n’achèteront pas de voitures électriques à cause de propos comme ceux-là. On préfèrera attendre que la voiture électrique soit vraiment prête alors qu’en réalité elle l’est déjà.

C’est vraiment triste.

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